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"Tintin au pays des fascistes" : J’ai lu « Tintin au pays des fascistes », paru le 18 septembre dernier aux éditions Divergences, écrit par Sébastien Bourdon. Dès les premières pages, le livre nous plonge dans le contexte historique et politique des années 30 en Belgique, lequel est marqué par l’émergence de mouvements politiques fascisants dont la figure politique naissante fut un certain Léon Degrelle . L’auteur apporte un certain nombre de précisions quant à cet homme, fasciné par le nazisme, dont l’ambition politique est débordante. Ce Léon Degrelle, fondateur du journal d’extrême droite « Le pays réel » d’inspiration catholique et royaliste, se veut à l’avant-garde d’un « ordre nouveau » dans la Belgique des années 1930. Il réussira, via la légion Wallonie , à se faire adouber par les nazis et pourra collaborer avec eux. Après la seconde guerre mondiale, certains collaborationnistes belges furent condamnés. Degrelle, lui, opta pour l’exil afin de fui...
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Zorrino, un statut d'indigène de la civilisation Inca à la colonisation Espagnole : © Hergé / Tintinimaginatio - 2026 Zorrino, ce nom vous dit peut-être quelque chose. Vaguement ? Il s’agit du nom que porte un jeune adolescent que rencontre Tintin dans l’album « Le Temple du Soleil », dont la prépublication démarra dès 1946 dans le journal Tintin. Zorrino est un jeune adolescent Péruvien, issu des peuples originaires de la cordillère des Andes que l’on appelle les Quechuas . On retrouve ces populations Q uechuas dans un certain nombre de pays d’Amérique du Sud, en particulier au Pérou, en Bolivie, en Équateur ou encore en Colombie. L’histoire des Quechuas est à la fois complexe et riche, ils furent conquis par les Chancas (un peuple d’Amérique du Sud) au XVe siècle, avant d’être rattachés aux Incas. La civilisation Inca, que l’on connaît plus ou moins dans l’imaginaire collectif, s’est développée depuis le Pérou pour s’étendre dans une large partie de l’Amérique du S...
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Nos outils numériques au service d’une représentation du monde : Nos vies sont rythmées par l’usage d’outils numériques qui cadre et structure notre quotidien, tant professionnel que personnel. Les applications que sont « Outlook », « Excel », « Powerpoint » ou autres logiciels de saisie pour ne citer qu’eux sont largement prisés et font office d’outils de planification, de gestion, d’organisation ou encore de traçabilité. Pleinement inscrits dans le secteur des TIC (les technologies de l’information et de la communication), ces outils numériques deviennent aujourd’hui indispensables pour répondre à des enjeux professionnels de communication, de production ou d’évaluation. Devenus hégémoniques depuis l’avènement des mastodontes du numérique que sont Microsoft ou Google , ils sont utilisés et manipulés par une partie importante de la population mondiale. En effet, l’application « Outlook » qui permet de planifier ses rendez-vous, de partager son calendrier hebdomadaire à ses collègu...
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La "Liberté d'expression", un concept qui fabrique de l'opinion : Dans une ruelle sombre de Toulouse, Décembre 2019 Historiquement, les régimes démocrates se sont construits à partir de quelques concepts clés qui cimentent encore aujourd’hui le fonctionnement de l’organisation sociale d’une société dite démocratique. Parmi ces concepts clés, celui de « Liberté d’expression » est indéniablement celui auquel la société démocratique se réfère continuellement pour se légitimer. Est démocratique une société dans laquelle chacun est libre de s’exprimer. Et comment se montrer hostile à l’égard d’un concept qui considère chacun dans son droit à s’exprimer ? Qui plus est, lorsque l’on sait que la possibilité de s’exprimer ici ou là est loin d’être acquise, qu’elle peut faire l’objet de fortes représailles à l’endroit de citoyens vivant dans telle ou telle partie du globe. La France, elle, pays démocratique se veut à l’avant-garde d’un État  qui inscrit dans sa constitution (n...
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Les violences périscolaires, des responsabilités individuelles mais un phénomène structurel :  L’actualité riche que l’on connaît a mis en lumière les violences que subissent de nombreux enfants au sein d’accueils périscolaires, en particulier à Paris. Ces violences, notamment physiques ou sexuelles, doivent être condamnées et punies à la hauteur des préjudices causés sur les victimes. Il me semble que les violences que l’on constate au périscolaire peuvent être analysées depuis le cadre structurel dans lesquelles elles se manifestent. Nous passerons à côté du phénomène grave que sont les violences que pratiquent les animateurs si nous en restons à une lecture de dénonciation des auteurs, des individus. S’il faut évidemment protéger les victimes en prenant des mesures fortes à l’encontre des agresseurs, il faut absolument élargir notre regard pour aller au-delà de l’observable. Ces violences révèlent des dysfonctionnements structurels graves que l’on connaît depuis des décennies da...
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Le terrorisme de la solution : Depuis plusieurs décennies, nos sociétés occidentales sont régies par des impératifs d’opérationnalité. Le paradigme qui est le nôtre est celui de l’effectivité et de la rationalité, nous évoluons selon l’idée intériorisée que toute action quelle qu’elle soit doit se traduire par un résultat. Cela est particulièrement marqué dans le monde professionnel dans lequel la compétitivité concurrentielle impose des résultats effectifs et probants. Cette réalité économique dans laquelle nous vivons façonne une lecture du monde et des rapports aux autres qui seraient définis selon un schéma binaire d’action à résultat. Plus encore, et dans ce schéma bien compris, l’action se justifie à elle-même, il n’est pas question de ne pas agir. La non-action est un impensé, dans nos sociétés modernes, il s’agit d’agir et de démontrer sa capacité à obtenir un résultat. Dès lors, nos imaginaires sont relativement cloisonnés et limités, non seulement par le fait d’impose...